Exploitations agricoles de la Vallée de la Soummam

Le secteur de l’agriculture dans la vallée de la Soummam, pour ne citer que cette région aux plaines fertiles, est en proie à de multiples problèmes. 

Parmi eux, il y a ce manque de la main-d’œuvre paysanne, qui pose un sérieux problème dans les différentes fermes et exploitations agricoles de cette contrée. En effet, les paysans deviennent une perle rare ces derniers temps, et les fermiers ne savent plus ou donner de la tête pour avoir sous leur coupe au moins une dizaine de paysans, qui s’occuperaient des différentes tâches comme la récolte des maraîchages et des fruits notamment! La désertion par les jeunes de ce secteur est liée beaucoup plus à la rudesse et la dureté des travaux champêtres, lesquels demandent d’énormes efforts et surtout de la patience. Chose qui n’est pas dans les cordes de tout le monde. Et puis, la tendance de ces dernières décennies va vers le travail facile et moins harassant, comme le commerce, le gardiennage, les services,… etc. Ce sont-là, les secteurs dont « raffolent » les jeunes de notre époque. Ce qui induit que l’agriculture soit de plus en plus délaissée, et cela se répercute sur ce secteur qui prend un sérieux coup. Dans le même contexte, il y a également la mauvaise rémunération des paysans, qui, pour des efforts physiques colossaux, se voient récompensés avec quelques billets de banque, qui ne suffisent même pas à faire vivre plus d’une personne ! L’agriculture est l’un des secteurs les plus mal payant dans le pays. Les cultivateurs dans les différentes exploitations agricoles ou grandes fermes de la Soummam sont payés à la journée avec des tarifs oscillant entre 500 et 700 DA, ou sont rémunérés selon le nombre de sac ou de caisses remplis de récoltes maraîchères ou de fruits. Quant à la couverture sociale, elle n’est point de mise. Les paysans travaillent au noir en broyant du noir. « Je ne bénéficie d’aucune assurance sociale. Je récolte des légumes en contrepartie de 700 DA la journée travaillée ! » nous dit un jeune homme venu de M’sila. Comme ce paysan qui ne vit que de ce métier, il y a d’autres personnes venues de M’sila, Bordj Bou-Arreridj, Bouira et bien d’autres localités pour prêter main forte aux exploitations agricoles désertées par les jeunes de la région.

 

 Syphax Y. 

Quand la main d’œuvre fait défaut !
Tag(s) : #Soummam

Partager cet article