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Si Mohand est le poète kabyle de la tradition orale le plus célèbre et le plus documenté. Il est né à Icheraïouen, l'un des villages composant l’agglomération de Tizi-Rached (dans la confédération des Aït-Iraten) en Grande-Kabylie, au cours de l'année 1845. Il est le fils de Muend Ameyan n Atmaduc et de Faima n At Ssaɛid. Si Mohand ou-Mhend est connu aussi sous lenom de Si Mu u-Mend. Atteint d'un mal incurable et empirant de jour en jour(un abcès au nombril, selon Dermenghem ; une gangrène au pied, dit le poète),il est mort en 1906 à l'hôpital des Soeurs Blanches, près de Michelet (actuel Aïn-El-Hammam) ; il est enterré au cimetière de Tikorabin, appelé Asqif n ṭṭmana(litt. "le portique de la sauvegarde"), dans le coin réservé aux étrangers.

Dès sa tendre enfance, Si Mohand a connu l'exil : après la pacification de la Kabylie en 1857, le général Randon, chargé de réduire le Djurdjura, fait exproprier les habitants et raser Icheraïouen, le village de Mohand, afin de bâtir sur son emplacement Fort-Napoléon, qui deviendra plus tard Fort-National,aujourd'hui Larbɛa n At Iraten. Après cet événement, ses parents préfèrent aller s'installer à Sidi Khelifa, un petit hameau situé près d'Akbou (Ighil-Guefri, Larbaa nath Iraten). Mais déjà avant de s’installer à Icheraïouen (l'ancien), les parents de Mohand, les At ëmaduc, avaient, pour fuir une vendetta, dû quitter Aguemmoun, un autre village des Aït-Iraten, près de Larbaa n At-Iraten.

Après l'insurrection kabyle de 1871 à laquelle les At maduc prennent une part active, les parents de Mohand, qui étaient représentants (muqaddem) de la Rahmaniya pour les Aït-Iraten, sont, à l'instar de tous les autres insurgés, durement réprimés : cheikh Arezki, son oncle, est déporté en Nouvelle- Calédonie ; Saïd, le frère de Arezki, s'enfuit en Tunisie ; le père de Mohand, Améziane, est exécuté à Fort-National. « Mohand lui-même ne doit la vie sauve qu'à l'intervention d'un officier qui avait jugé sa mort inutile , écrit Mammeri. Tous les biens des At Ḥmaduc sont alorsséquestrés.

Si MOHAND-OU-MHAND (1845 – 1906) (Si Muḥend u-Mḥend)

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