Lorsque les « quatre » colonels décident d’élargir le débat et de dresser un bilan critique de leur action respective, les wilayas (1) et (4) sont les plus puissantes. La Kabylie malgré les offensives Françaises, malgré les conséquences de la « bleuite » demeure l’un des plus solides point d’ancrage de la révolution.
La wilaya 4 couvre l’algérois, région sensible et stratégiquement importante. Le « quadrillage y est particulièrement dense, mais l’ALN y est toujours aussi mordante. Sur les hauts plateaux de l’Algérois et plus au sud vers le Sahara : c’est le domaine de Si El Houes qui commande la wilaya 6.Il évolue au milieu d’une population dont le niveau de conscience n’est pas aussi élevé qu’ailleurs et le terrain ne lui est pas favorable.
 
Ce mini sommet des colonels n’a pas donné entière satisfaction à son initiateur. Le mémorandum adressé au gouvernement ne dit pas tout. Pour s’expliquer plus complètement si Amirouche se rendra à Tunis. Auparavant le 2 Mars 1959, il réunit le comité de sa wilaya en session extra ordinaire. C’est un long et dense rapport d’une vingtaine de page qui est finalement adopté. Le chef de la wilaya 3 prend la route du Sud Est. Au passage il doit rencontrer si El houes venu de la wilaya 6.
 
 
Dans le Djebel Thameur (Bou-Saada) au sud des Bibans, les harkis d’un commando de chasse dépendant du Colonel Buis informés découvrent les traces d’un campement récent. Buis(suivre  le lien) fait appel à des unités de paras, boucle le secteur et accroche durement une katiba, celle justement qui accompagnait Amirouche .Mais celui-ci est passé. Huit jours de marche épuisantes et il retrouve si El Houes au Sud Est de BOU-SAADA.
Les paras du Colonel Ducasse sont là aussi, au rendez-vous .Ils attaquent. Parmi les 40 Djounouds tués, les corps des deux Chef de Wilaya. A Alger le général Challe lui-même  annonce la nouvelle. C’est la ruée des personnalités et des journalistes qui sont embarqués à bord d’avions spéciaux. Datée du 30 Mars 1959, les dépêches d’agence racontent la fin du « redoutable Amirouche » du grand Chef rebelle etc. On fait venir des notables de Kabylie pour reconnaître le cadavre. L’un de ceux –ci dans l’histoire n’a pas retenu le nom déclare peu après : Amirouche est mort. C’était un Chef. Mais il n’était pas la rébellion. La rébellion continue. On donnera à Amirouche un successeur qui pourra un jour faire payer cher leur satisfaction à ceux qui oseraient la manifester ».
 
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