Les femmes des ath waghlis sont très libres dans la tribu. Elles travaillent dans les champs avec leurs maris. Elles suivent les hommes au combat notamment durant la guerre de libération ou elles restent peu éloignés de l’action et pansent elles même les blessés.
Les mœurs des ath waghlis comme celles de la kabylie en général n’abaissent pas la femme au rang d’infériorité humiliante.
Elle jouit au contraire de beaucoup de considération.
On raconte que dans les rapports entre tribus, les femmes des chefs kabyles les plus influents obtiennent souvent au nom de leur tribu, des concessions qui seraient refusées à la demande de leurs maris.
En général, le mari est le chef de famille et maître absolu. En son absence c’est le fils aîné .celui ci figure alors dans les assemblées ; mais si le chef de famille est présent, les fils n’ont plus le droit de s’y montrer. Cette autorité du père ou du mari se manifeste à tous les instants, en public comme dans l’intérieur de la maison. Elle est si entière que le chef de famille peut menacer et frapper une femme rebelle ou un fils désobéissant. Plus communément il se borne à bannir celui-ci de sa présence en l’expulsant avec éclat du domicile paternel pour un temps .Quant à la femme sans retard est toujours permise.
Ce respect du waghlissi en général s’adresse à un degré encore plus marqué à l’aïeul et à l’aïeule, laquelle même femme est rangée sur la même ligne que l’homme.
En principe même les vieillards dans les Arches, surtout dans la famille, sont l’objet non seulement du respect ordinaire mais d’une sorte de vénération et de culte.
Chez les Ath waghlis, les traditions se propagent de génération en génération par de simples récits qui restent gravés avec une fixité remarquable dans la mémoire des survivants.
Est il étonnant que celui qui a le plus appris, le plus raconté, le plus captivé l’attention et satisfait les esprits ardents, les imaginations exaltées, trouve des intentions bienveillante et une soumission respectueuse et reconnaissante.
Chez les Ath Waghlis, les jeunes filles sont surveillées et gardent, grâce à cette précaution, leur chasteté ; sinon, elles seraient gravement compromises.
Elles vont à visage découvert, les jeunes gens peuvent donc les voir, les aimer et chercher à leur plaire. Les amants se concertent alors pour obtenir d’être unis et préparer toutes les conditions dans ce but.
En ce qui concerne les costumes locaux nous expurgeons ci-après le texte de AUGUSTE VELLER du livre « la commune mixte de SIDI-AICH » que nous trouvons juste et qui rapporte fidèlement ce qui suit :
« Les femmes ont habituellement, outre de la gandoura, une sorte de robe de toile (l’haf) généralement ouvert sur les côtés et retenue à la taille par une ceinture avec une multitude de cordelettes en laine (AGGOUSS).
Les plus aisées portent aussi quelquefois, en hiver une espèce de couverture (Ballitat) retenue sur les épaules au moyen d’agrafes en argent.
En général elles marchent pieds nus dans l’intérieur de leur habitation comme au dehors.
Leurs principaux ornements consistent en boucles d’oreilles (thimengouchines)ayant la forme d’anneaux d’une grandeur quelque fois démesurées ; en collier en argent ou en cuivre (Acherour) en bracelet (Imakiassen)en argent .Les plus riches portent aux pieds de larges anneaux (Akhelkhal erdiff) ornés de pierre de corail ornement actuellement disparue.
Quelque uns de ces Bijoux sont fabriqués localement au village d’EL FLAY mais la plus grande partie provient d’Ath Abbés.
Les coutumes des Ath waghlis ou de la commune mixte de sidi-Aich sont absolument les mêmes que celles des kabyles des Bibans et des Babors.

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