L’opération « jumelle » est lancée par l’armée Française le 22 Juillet 1959 notamment dans la wilaya III.

Les villages ont été encerclés et il est fait obligation à la population de ne pas sortir pendant le déroulement des opérations sans l’autorisation préalable des soldats Français.

Le Général Faure s’est installé dans l’AKFADOU partie Nord Est des Ath Waghlis et le Général DELPIERRE au versant EST, précisément au village de TINEBDAR.

Ces zones considérées comme Zones refuges ont été visées car on espérait y détecter et annihiler les plus grandes unités de l’ALN.

Il n’en est rien puisque les moudjahidine prévoyait de longue date cette opération : Il se sont en effet dilué en petits groupe et pris les devants pour connaître tous les mouvements des troupes Françaises dés le déclenchement de l’opération.

Ainsi, SI LAKHDAR commissaire politique de la mintaka des ATH WAGHLIS au sein de la Wilaya III avait trouvé l’idée ingénieuse qui consistait à surveiller constamment les entrées et sorties des soldats Français à partir du village ATH OUVELAID.

Ce village largement en hauteur et dominant les villages avoisinants devait sans faute fermer les fenêtres de la petite mosquée en signe d’alerte sur constatation de sortie et progression des soldats Français vers les villages.

Dés leur apparition, l’alerte fut donnée rapidement et les petits groupes de moudjahidine quittent les villages et partent immédiatement se dissimuler dans des petites caches en pleine nature ou à proximité des villages.

Par cette manoeuvre, il en découle la médiocrité des résultats atteints par l’armée coloniale incitant le général CHALLE à généraliser des unités au plus prés des villages pour y obtenir les renseignements nécessaire, empêcher le ravitaillement, allant même jusqu ‘a obliger la population d’emprunter un seul et unique chemin et de porter sur l’avant bras un tampon humide pour toutes sorties vers les champs. (Un rassemblement à clarifier d’ailleurs à la population que tout homme ou femme intercepté par l’armée Française dans la nature sans ce tampon est considéré comme fellagha et immédiatement liquidé).

Mais même par ce passage obligé, les femmes continuaient de ravitailler les moudjahiddines par le biais des vanneries remplies de fumier nauséabond faisant mine de sortir pour fertiliser les terres.

Les soldats Français ne se sont jamais rendus compte que ces femmes transportaient en réalité enfouis dans ces vanneries toute sorte d’aliments et d’objets pour les besoins des moudjahiddines.

Challe s’est rapidement rendu compte que cette opération n’a aboutie en définitive qu’a peu de résultats : les semaines tragiques commencent alors, par des brutalités et des tortures en masse avec un blocus alimentaire.

Malgré ces pressions de toute sorte Challe s’est dit « je n’ai pas frappé mortellement l’adversaire » mais il a tout simplement omis de dire que cet adversaire est non seulement aimé mais soutenu par la population des Ath Waghlis

 

 

 

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