Decision du conseil des ministres Français :
1830 : le 31 janvier, le Conseil des ministres français décide d'organiser un débarquement en Algérie, alors sous régence ottomane. Le corps expéditionnaire embarque à Toulon le 11 mai, les troupes françaises le 14 juin, à Sidi Ferruch. Le dey (régent) capitule le 5 juillet. La guerre de conquête sera longue et brutale. A Paris, les partisans de l'occupation restreinte et ceux de l'occupation totale s'affrontent. La France connaîtra une forte résistance des tribus et d’incessantes rébellions jusqu'en 1870.
 L’appel du Dey Hussein aux kabyles au moment du débarquement des envahisseurs en 1830
 
 
 
Lorsque les informations des Préparatifs de l’expédition contre Alger parvinrent au Dey Hussein, celui-ci écrivit à ses caïds, Beys et cheikhs des Arches de se préparer à affronter incessamment un ennemi d’une grande puissance.
S’adressant aux kabyles il dit :
 
« Salut sur tous les kabyles et sur tous leurs notables et leurs marabouts. Sachez que les Français ont formé le dessein de débarquer et de s’emparer de la capitale de l’Algérie. Vous êtes renommés pour votre courage et votre dévouement à L’islam .L’Odjak vous appelle à la guerre sainte pour que vous en retiriez les avantages , dans ce monde et dans l’autre, à l’instar de vos ancêtres qui ont combattu dans la première guerre sainte contre Charles Quinte en 1541.
 
Celui qui veut être heureux dans l’autre monde, doit se dévouer entièrement au DJIHAD lorsque le temps est venu. Le Djihad est un devoir que nous impose la religion, lorsque l’infidèle est sur notre territoire ».
 
Lorsque ces lettres circulaires arrivèrent dans les Arches kabyles, les djemaa tinrent conseil sur la conduite à tenir. On arrêta toutes les guerres entre les Arches ou village. On invita chaque homme en age de porter des armes et de partir en guerre de se préparer des munitions, des vivres de routes et tout ce qui peut l’aider dans son expédition : On invita ceux qui avaient des dettes à suspendre leur paiement jusqu’au retour, que ceux qui disposaient des biens suffisants devaient aider les plus pauvres à s’équiper.
L’enthousiasme pour la guerre fut réellement remarquable, car les kabyles fournirent la majeure partie de l’armée auxiliaire qui arriva en renforts aux troupes du Dey.
Arrivés à Alger, ils étaient dix huit mille venus tous azimuts de la kabylie. Hussein Dey alla au devant d’eux à El harrach. Il leur promit des armes, de la poudre et des vivres .A ceux qui ne possédaient aucune arme, il leur fit donner un fusil et des munitions, il promit aussi de récompenser dignement ceux qui se distingueraient dans le combat.
Installés sur le plateau de Staouéli et les attaques contre l’envahisseur furent nombreuses et meurtrières pour l’ennemi.Les kabyles se montrèrent très adroits, courageux et persévérants dans le harcèlement des troupes ennemis qui progressaient à l’abri de leur artillerie qui fusait de partout.
D’après Pfeiffer ce furent surtout les kabyles replacés aux avants postes qui opposèrent une grande résistance aux troupes Françaises ; Ils laissèrent sur le terrain beaucoup de leurs morts ou grièvement blessé par les éclats d’obus. Par ailleurs Hussein Dey leur avait promis de pourvoir à tous leurs besoins ce qu’il fit au début, puis ils ne reçurent plus de munitions.
Découragés par cet oubli ou cet abandon qui s’ajoutent à la mauvaise volonté des Janissaires, ils se retirèrent pour aller chercher ce dont ils avaient besoin dans leurs pays. Ce ne fut qu’un va et vient continuel et l’armée auxiliaire fondit avec rapidité.
 
 

Tag(s) : #HISTOIRE

Partager cet article

Repost 0