bejaia_1879596.jpgDes oliviers plusieurs fois centenaires qui ont donné, l’année passée, une production abondante, s’affichent superbement, cette année, sans aucun fruit. On spécule par ci, par-là, ces jours-ci, sur le prix du litre d’olive.

«Un week-end m’a suffi pour récolter mes olives, plusieurs de mes oliviers n’ont produit, cette saison, aucun fruit» nous déclare avec une pointe d’amertume un paysan d’Adekar. Même écho chez beaucoup d’autres oléiculteurs dans plusieurs régions de la wilaya. Que ce soit à Sidi-Aich, à Tifra, à Amizour où encore à Il Maten, le même constat est dressé. «Pénurie de récolte» argue-t-on partout.

La saison des olives qui a démarré, pendant la deuxième semaine de novembre, dans différentes communes de la wilaya, s’annonce ainsi de très courte durée. Si l’année précédente, il a fallu pour les familles plus de quinze jours pour terminer leur récolte, il n’en sera pas de même pour la saison en cours. Il n’y a qu’à voir, dans les régions citées, l’état des vergers pour s’en rendre compte. Des oliviers plusieurs fois centenaires qui ont donné, l’année passée, une production abondante, s’affichent superbement, cette année, sans aucun fruit.

«On ne fait aucun cas de nos oliveraies, et avec ça on s’attend que la récolte soit abondante. On n’a que ce qu’on mérite» juge un vieux de Tifra. Beaucoup, d’ailleurs, sont ceux qui pensent que n’aurait été le mode de culture en sec, en vigueur chez nous, ainsi que la rusticité et la plasticité de l’olivier qui s’adapte aux sols et aux climats différents, peu de gens pourront se permettre d’avoir de l’huile de l’olive à leur table.

Interrogé, Saïb Zahir, le directeur intérimaire de l’institut technique de l’arboriculture fruitière (ITAF) de Sidi-Aich, explique, de son côté, la mauvaise production d’olives constatée çà et là à travers le territoire de la wilaya de Béjaïa par l’altération causée aux olives par la mouche de l’olivier (Dacus Oleae). La prolifération de ce parasite a été favorisée en partie par les conditions climatiques de ces derniers mois marquées par une tendance à la sècheresse.

En plus des ravages causés par ce parasite, notre interlocuteur avance d’autres raisons à l’origine de la faiblesse et de l’irrégularité de la production oléicole. «Vous savez, la qualité d’une production d’olive dépend essentiellement de la conduite des vergers. S’il n’y a ni travaux du sol, ni taille, ni fertilisation encore moins de protection phytosanitaire, comment voulez-vous obtenir une bonne production ?» explique-t-il.

En fin de compte, paysans et spécialistes, s’accordent à dire, que l’olivier comme tout arbre fruitier malgré sa résistance nécessite des soins particuliers pour donner une bonne récolte. Les huileries ont déjà ouvert leurs portes et ont commencé à recevoir les premières récoltes. L’on a même procédé, dans certaines huileries, à la trituration des premières olives récoltées et à la fabrication de l’huile de la nouvelle saison.

On spécule par ci, par-là, ces jours-ci, sur le prix du litre d’olive. Cédé actuellement à 6oo dinars, l’on se demande à juste titre, s’il ne connaîtrait pas lui aussi comme tous les autres produits une hausse des prix.

 

El watan

 

Voir article la cueillette des olives aux ath waghlis en suivant le lien ci-après:

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