Le mRachid alilatoudjahid Rachid Alilat  décédé mercredi 7 Décembre 2011 à l’âge de 79 ans. Plus connu sous le nom de Rachid UGTA, le défunt a été enterré le lendemain jeudi au cimetière de son village natal Ikhlidjene, commune de Tinebdar ARCH ATH WAGHLIS en présence de ses compagnons d’arme et d’une foule nombreuse. Nationaliste de par sa filiation familiale, il adhère dès son jeune âge au mouvement des scouts musulmans, puis au mouvement nationaliste. Les autorités de la wilaya et de la daïra de Sidi Aïch ont tenu à rendre un dernier hommage au moudjahid Rachid Alilat en assistant jeudi à ses obsèques. L’ex-président de l’APN, Karim Younes, des députés de Béjaïa, des maires de la région et une cinquantaine d’anciens compagnons d’arme étaient également parmi la foule qui a accompagné Rachid Alilat à sa dernière demeure. Le parcours exceptionnel de Si Rachid Alilat et son courage proverbial pendant ses cinq longues années passées au maquis a été rappelé à la foule par deux officiers de l’ALN et compagnons d’arme du défunt, à savoir le lieutenant Azlat Méziane et le lieutenant Mohand Larbi Mezouari lors d’une oraison funèbre improvisée au cimetière d’Ikhlidjene. «Si Rachid fait partie de ces jeunes étudiants qui ont déserté les bancs de l’université pour s’engager dans la guerre contre la puissance coloniale française, à l’exemple de Mohand Aïssani, Mohand Rachid Mokrani, Imadali Larbi, Ferhani Abdenour et tant d’autres. Il a été un valeureux moudjahid, un homme pieux et généreux. Il a su se faire aimer, apprécier et respecter par ses pairs, eu égard à sa haute valeur morale, son intégrité, sa modestie, son engagement sans réserve dans la lutte contre l’armée 

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d’occupation et son sérieux indéfectible», souligne dans un témoignage émouvant l’ancien officier de l’ALN et ex-député de Béjaïa, Mohand Larbi Mezouari. Djoudi Attoumi, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la guerre de libération dont notamment ceux intitulés, «Avoir 20 ans dans les maquis» et «Le colonel Amirouche entre légende et Histoire» et ancien compagnon d’armes du défunt note dans son témoignage : «Forgé dans l’esprit patriotique, le moudjahid Si Rachid suivait de très près l’évolution de la situation politique en Algérie sous l’occupation coloniale. Et dès le déclenchement de la guerre de libération, il s’y engagea d’une façon spontanée, en même temps que son père Cherif, son frère aîné Larbi et son oncle ». En mai 1956, Alilat Rachid participa à la grève des étudiants, alors qu’il était lycéen. Il est intégré dans l’organisation civile du FLN de Sidi Aïch. Quelques mois après, il rejoint les maquis vers fin 1956, début 1957 en même temps que son cousin Aïssani Med Saïd qui deviendra conseiller du colonel Amirouche  qui fut capturé le 28/3/1959 au djebel Thameur et transfèré à Alger, ou il fut exécuté sommairement sans jugement par le sanguinaire Lagaillard au tunnel des facultés à Alger (Voir photo au commentaire).

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Si Rachid, lui, fut affecté dans l’organisation des villes de la Soummam, notamment pour organiser les cellules, le mouvement ouvrier au sein des unités économiques et de l’administration coloniale. Modeste, 

 

affable et compétent, il était très apprécié par ses chefs politiques, notamment par Abdelatif Amrane, son responsable au niveau de la wilaya. Tout au long de son parcours, il eut à occuper des responsabilités à la hauteur de ses compétences et de la confiance mise en lui par ses chefs. Vers la fin 1960 et début 1961, il fut affecté au sein du comité du secteur autonome de Sidi Aïch, aux côtés de Brarti Arab, Mazouzi Med Laïd et Moualfi 

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Med Tahar chargés de reprendre en main la situation du secteur 4 (ath Oughlis) et la ville de Sidi Aïch que l’opération Jumelles a ébranlé. Grâce aux efforts de tous, combattants de l’ALN et civils, la ville de Sidi Aïch fut réinvestie et les villages du douar réorganisées et réoccupées, malgré les pressions constantes de l’ennemi qui s’est déployé avec des forces gigantesques. Si Rachid continua à assumer ses responsabilités jusqu’à la fin de la guerre, le 19 mars 1962. «Par son niveau d’instruction, il fut intégré au sein du directoire de l’OAIC

 

 à Alger où il mena une longue et brillante carrière professionnelle. Admis à la retraite, il se retira à Sidi Aïch au domicile paternel, pour mener une vie paisible au milieu des siens, toujours avec les mêmes qualités du moudjahid qu’il était, à savoir : modestie, sobriété et la fierté de sa mission accomplie. En un mot, il était resté authentique», affirme dans son intervention en parlant du défunt Moudjahid Si Rachid, son compagnon d’arme, Djoudi Attoumi, ex-officier de l’ALN de la wilaya III de 1956 à 1962.

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