femmes-kabyles-issiakhem.JPG Les femmes qui ont toujours été les gardiennes du temple, comme ma défunte mère, ont avec «  le développement et les déplacements des tribus  entières pour raison économiques sans mesurer en ce temps  là les retombés  négatives mais implications aujourd’hui impardonnable ; ces femmes donc se sont vus ainsi déracinés de leur terroir et ont de ce fait perdues de leur mission  sacrées ; fragiles qu’elles étaient devant les films orientaux et la culture occidentale qu’elles ne saisissent en fait aucunement. L’urbanisation anarchique du pays et les déplacements des familles entières pour des nécessités économiques  ou pour panser les séquelles des affres du colonialisme, ont fait coudoyer les kabyles et les autres groupes berbérophones avec les groupes arabophones sans racines ni projet clairement défini et assimilé. Cette situation conjuguée avec la facilité d’utilisation de transmission des cultures développés car contemporaines ont détruit les moyens de conservation des us et coutumes qui ont fait la richesse de « THAMAZIGHT » au profit du monde arabe et musulman seriné par les gens de culture et les officiels de toutes occasions et transmis partout par la télévision nationale. L’identité c’est quoi et pourquoi ? Face aux bouleversements des valeurs humaines et sociales qui guident les hommes et notamment la nouvelle race que forme  l’ÉCOLE et la société. Quand ces derniers sont plutôt inspirés par des règles saugrenues telle la course au PARADIS par une conduite provoquée par le suivisme du voisin inculte et expliquée par la peur de la marginalisation et toujours gouvernés par des règles et principes étrangers à notre société mais importées de pays ayant fait leur preuve dans le sous développement et l’arriération des idées.

Si ce n’est cette source alors les ustensiles la ferraille prennent le relais alors à qui s’offrir ou présenter dernier cris des voitures ou de la dalle de sol. Alors les dinosaures  et les épaves de l’histoire n’aurons qu’a pleurer de leur chaudes larmes  d’assister à la « destruction des racines et participer  à son enrichissement »par l’absorption des nouvelles valeurs  et l’oubli des anciens qui sont pour ainsi dire trop archaïques et dépassées ; par la modernité et la voie qui peut rapprocher l’homme de « DIEU ».

Deux alternatives sont offertes à notre devenir :

La voie du paradis et celle du monde dit moderne ou  plutôt l’Européanisme. Mais comment pouvons nous nous estomaquer et accuser les autres  de la mise à l’écart de notre identité et de la langue qui la supporte, pendant que nous offrons toutes les conditions à notre servitude et subordination en nous émerveillant devant tout « charabia » ramener par nos émigrés.

Ces derniers, qu’ils viennent d’Europe ou d’Algérie les ruraux et campagnards que nous sommes restés restons sidérés et sciés par tant de prodigues et de chef-d’oeuvre  présentés ou racontés par ces phénomènes et surdoués  qui sont devenus à nos yeux de grands érudits et des doctes de façon spontanées ; oubliant notre position permanente de faible corvéable, les créations et réalisations des ancêtres  offertes à nos yeux dans tous les coins de la vie (Akhuffi, taâricht et toutes ces règles de vie et ces principes).

 

En 1963 lorsque un groupe de démocrates se liguèrent contre le pouvoir usurpé par les militaires déjà en ce temps là, donc pour la prise en charge de l’AMAZIGHITE dans les textes de l’ALGÉRIE indépendante perspicaces qu’ils étaient sorti un ennemi commun à combattre en urgence l’AMAZIGHITÉ étant un luxe pour le pays et les démocrates se turent devant le devoir de la défense de la patrie.

Durant la décennie précédente au moment où l’identité national est revendiqué » par des structures officielles de l’état et ou la production culturelle sous ses multiples formes modernes et traditionnelles est des plus florissantes, le terrorisme islamique vint au secours des orientaux et la réconciliation nationale clôturera l’élimination finale de l’AMAZIGHITE et la qualification de sa revendication comme atteinte à l’unité nationale majoritairement et solidairement  exprimée par le peuple .Ainsi la malédiction continue à frapper la  marche de l’Algérie vers ses racines c'est-à-dire son identité millénaire ; mais cette marche a toujours été freinée car à chaque fois résurgence de l’atavisme surgit de manière décisive une priorité nationale, limitant alors les avancées enregistrées et par delà reléguant à d’autres périodes renouvelées  les actions programmées et mettant en veilleuse les énergies préparées  et les volontés et déterminations  mises en place  pour l’idéal ancestral.

J’ai eu à constater passivement ces événements déterminants  de notre devenir ; mais aujourd’hui j’en appelle à mes frères pour réussir nos objectifs, devenus nos rêves ; et aujourd’hui des vérités.

Je témoigne que durant la soirée de yenayer , j’ai entendu scandé sur un plateau de la télévision Algérienne (Canal Algérie d’expression Française) de la R.T.A. « IMAZIGHEN !!! » terme auparavant classé  subversif voire anti-nationale et aujourd’hui crié naturellement. Il fallu du temps pour un résultat si mince.  Notre existence a toujours été niée ; soit du fait de notre nature sauvage qu’il fallait civiliser et sociabiliser ou bien du fait de nos caractères globalement irréligieux qu’il fallait redresser dans la voix de « DIEU » oubliant que notre voix et TAMAZIGHT.

Cette courte période a été riche d’enseignement de challenge et de défis  et aujourd’hui elle se déroule devant mes yeux comme l’eau qui coule d’un ruisseau. Fier des actions entreprises, des faits et des évènements  vécus des efforts fournis et des engagements pris , des oeuvres et autres travaux réalisés et qui seront laissés à la postérité aussi infime soient ils. Ce sont des résultats de la confrontation de nos rêves  avec  la réalité vécue.

C’est dans l’importation de  « NOTRE ISLAM » que nos ancêtres ont totalement assimilé et enrichi de notre savoir, malgré cela il fallu faire appel à l’IRAN et à l’AFGHANISTAN pour nous réapproprier  cet islam que TARIQ IBN ZIAD a exporté jusqu'à  POITIER et aujourd’hui les arabophiles prennent leur revanche grâce aux pilotes de la télévision et aux bienfaits du satellite. Nous importons en direct la culture ARABE à travers la vie quotidienne EGYPTIENNE.

La malédiction d’être grand acheteur se retrouve à tous les stades de la vie.
Et finalement à revoir mon parcours et la situation du pays conjuguée aux sacrifices  et aux contraintes  endurées, en parodiant HORACE DE CORNEILLE : Je crie haut et fort : « N’avons-nous survécu aux vicissitudes de la vie que pour assister à cette turpitude ».

Par Mohamed ADOUANE

Des ATH WAGHLIS

 

Tag(s) : #HISTOIRE DES BERBERES

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