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Durant la guerre de libération, ma première expédition en Tunisie est effectuée en 1957 avec une compagnie dénommée « Compagnie            d’acheminement » composée essentiellement de volontaires et de jeunes Djoundi.  C’était la période ou tout Djoundi devait répondre à la directive « Tout combattant doit être équipé    d’une arme de guerre qu’il doit à tout prix se procurer »      

C’est ainsi que des compagnies d’acheminement    d’armes se sont constituées et je faisais partie de la deuxième compagnie. Sans rentrer dans les détails et après divers empêchements, obstacles et difficultés de la route comme par exemple ceux de la première compagnie en avance à la notre qui sont interceptés par les dissidents de la wilaya I Aures ( Mouchaouichines) commandés par Adjoul Adjoul et Messaoud Benaïssa et qui fûrent complètement anéantie à Beni Melloul. Cette compagnie qui avait pour chef Rabah Aferdhass est appelée dans des réunions imaginaires par groupes mais c’était dans le seul but de les liquider. Lorsque cette nouvelle nous est parvenue, notre chef « Si Saci » a pris la décision de contourner l’itinéraire initial par fidélité à l’objectif de notre mission. Nous atteindrons difficilement les contrées Tunisiennes (El Kalâa) car beaucoup d’entre nous sont atteints de ce que l’on appelait la fièvre asiatique. Après quelques jours passés en Tunisie, le délégué de la wilaya III Ahmed ath Ramdane a demandé à notre chef de base de designer deux éléments pour une mission urgente à la wilya III. C’est ainsi que j’étais choisi avec Khenssous Salem pour mener à bien cette mission d’acheminement de courrier. Très content d’être équipé d’une MAT 42 allemande et avec Salem, nous avons rejoint les deux compagnies de la wilaya IV qui devaient emprunter le même chemin que nous. Ces deux compagnies étaient commandées par Abdelkader BOUDA et nous étions sous ses ordres jusqu’au Djebel Bouamama à Aïn Beida ou nous nous sommes séparés. Chemin faisant jusqu’au lieu dit Ouizrène (Ath abbes) ou nous avons rencontré le commandant Mohand oul  hadj et le capitaine Si H’mimi qui nous avaient indiqué ou nous devrions trouver le colonel Amirouche. Il faut rendre à l’évidence que le colonel Amirouche se déplaçait beaucoup, car à chaque fois que nous approchons d’un fief, il était déjà parti et nous devrions à tout prix continuer notre marche jusqu'à MOKNEA ( Azzazga), ou il nous a reçu en s’étonnant d’avoir effectuer DA-EL-HADI2.JPGcette mission en seulement   22 jours. Pour l’anecdote il a rétorqué « - vous n’êtes pas venu en hélicoptère j’espère ! ». C’est ainsi que nous nous déplaçions avec le colonel Amirouche à travers   la wilaya III notamment en  zone 2 et en  zone 3. Et c’est durant ce séjour à proximité du colonel Amirouche que j’ai connu son secrétaire particulier Si Hamou.

Après ce bref séjour environ 3 à 4 mois, le colonel Amirouche, nous interpella et nous confia la mission d’accompagner en Tunisie les deux officiers supérieurs les     commandants Yazouren Mohamed (dit vrirouche) et le commandant si Tayeb Djoughlali de la Wilaya IV.

C’était en janvier 1958 et j’avais un pincement au cœur sachant que je devais me séparer de ma MAT 42, que je remettais à un autre Djoundi appelé Abdelkader Tailleur dépendant du secteur de Bounâaman commandé par Sidi mohand acherqui .Cette passation d'arme est effectuée sur ordre bien entendu du colonel Amirouche étant donné que je devais repartir en Tunisie pour me procurer une autre arme. Durant cette deuxième mission et étant accompagné par deux officiers, nous étions contraints de contourner la ligne Morice et d’aller jusqu’au Djebel M'zouzia face au village MORSOTT qui se trouve entre Boukhadra et Tebessa. En effet, c’était pour préserver nos deux officiers de toute éventualité d’interception et des dangers de cette ligne électrifiée que nous sommes partis jusqu'à la limite  pour aboutir au village Ferriana du sud Tunisien. De là, les officiers sont acheminés vers les bases de Tunis, tandis que moi , Si Salem et le reste de l'effectif sommes restés à la base de l’ALN au sein de ce village et très heureux d’avoir accompli notre mission favorable à notre révolution.

         

         

 

         

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