Si mohand ou m'hend1

Ce siècle fait fuir
Qui a enrichi les chiens
Vous êtes brisés, ô nobles cœurs

Je dois aux méchants mes cheveux blancs
Ma raison m’a abandonné,
Je suis " le fils dépravé "
Il faut donc me résigner
Puisque le lâche se fait craindre :
Tant pis, ô mon âme, tant pis.
Si cette âme qui est la mienne
pouvait prendre une forme humaine
Pour elle j’entrerais au bagne.
Insensible à mes remords
Elle m’a plongé dans la débauche
Elle m’abandonne dans la misère.
Dans l’indifférence, traîne toi par terre!
M’en souviendrais-je au moins ?
J’accepte qu’on m’abreuve d’injures.

 

SI MOHAND

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