«Confondre l’histoire de l’Algérie avec celle du FLN est une erreur. On ne peut pas accepter d’apprécier le déroulement des événements à travers l’exigence de monopole du FLN.
Il faut faire parler le passé depuis le présent et donc écouter tous les acteurs du Mouvement national, des radicaux aux modérés.
À quoi bon invoquer le modèle démocratique si on ne veut pas repenser l’aventure qui nous a amenés à l’autoritarisme ?
C’est dans cette optique qu’il faut réexaminer les orientations de Messali Hadj et du PCA et cesser de les diaboliser, sans laisser croire qu’avec eux la démocratie était au bout du chemin.
L’injustice à l’égard de Messali a été plus grave qu’à l’égard du PCA. Il a été accusé de trahison. En donnant son nom à l’aéroport de Tlemcen, le président Bouteflika lui a rendu justice. Il était souhaitable que cela se fît en toute clarté sur la base d’un discours argumenté et porté à la connaissance de l’opinion pour éviter les déclarations intempestives de ses détracteurs.»
MOHAMMED HARBI, HISTORIEN ET UNIVERSITAIRE ALGÉRIEN, SPÉCIALISTE DE LA VIE POLITIQUE ET DE L’HISTOIRE DE L’ALGÉRIE, ANCIEN MEMBRE DU FLN. IL EST NÉ LE 16 JUIN 1933 À EL HARROUCH PRÈS DE SKIKDA
SOURCE : SOCIALGERIE.NET
