La défaite infligée par l’Emir Abdelkader à l’armée Française à la MEKTÂA avait provoqué la consternation en France.

A Alger le compte d’ERLON n’avait ni blâmé, ni approuvé la conduite du général TREZEL.Des renforts sont alors envoyés avec la nomination du général d’ARLANGES en remplacement du Général TREZEL et le Maréchal Clauzel nommé gouverneur général  arriva à ALGER le 10 Août 1835 deux jours après le départ du compte d’Erlon son prédécesseur.

La première mission du maréchal Clauzel est de venger l’honneur de la France bafoué dans la MEKTÂA .Une expédition sur mascara avait été résolue.

Le 21 novembre 1835, le maréchal Clauzel qui devait commander en personne l’expédition de Mascara arriva à Oran accompagné du Duc d’Orléans. Le Maréchal avait pris à Alger le bataillon des Zouaves et une compagnie d’élite. Ainsi le corps expéditionnaire fort de plus de 13000 hommes forma quatre brigades commandées par :

 Première brigade    : Général Oudinot 

Deuxième Brigade : Général Perrégaux 

Troisième Brigade : Général d’Arlanges

Quatrième Brigade : Colonel Combes 

Réserve                   : Lieutenant-colonel Beaufort 

L’Emir Abdelkader sachant cette expédition fait fermer les brèches de la ville, construit des ouvrages en terre derrières lesquels se sont abrités les kabyles que lui avait emmener BOU-HAMEDI et placer sur les remparts des pièces de canons.

Ferdinand Philippe DUC D’ORLEANS raconte dans son journal : 

« La bataille avait débuté à 4 heures de l’après midi sous un ciel chargé d’orage. Elle s’acheva à 7 heures. Les troupes françaises, inquiétées encore sur leur arrière par un fort parti de la cavalerie que le colonel Combes dispersa au canon, franchirent les ravins et le cimetière encombré de cadavres. Les spahis poursuivirent les derniers fuyards en corps à corps.

Il fallut ouvrir à coups de pioche un chemin à travers ces montagnes escarpées, ces mamelons broussailleux, ces ravins abrupts et ces amas de rochers, il n’y a pas de route. Il faut que le génie, commandé par le colonel Lemercier, fraye un chemin aux voitures. 

L'Emir Abdelkader, qui, dans cette journée, manoeuvra de son côté aussi bien que le lui permettaient les éléments qu’il avait entre les mains, forcé de renoncer à son attaque de flanc, se porta par les montagnes, et s’établit perpendiculairement à la direction dans une position formidable, sa droite appuyée à un bois et sa gauche aux montagnes. Son artillerie prit position à gauche sur un mamelon attenant aux montagnes, où il pouvait se retirer, en cas de revers. Il attendit ainsi dans un lieu resserré où il restait maître de sa retraite.

C’est là que l’Emir Abdelkader attendait les Français sur la seule route qui puisse les conduire à un point d’eau.

 Le choix de cette position, et les dispositions qu’il prit pour la défendre, auraient fait honneur à un général Français.

Le maréchal Clauzel avança avec ses hommes après plusieurs jours de combats incessants, il parvint à Mascara le 6 Décembre 1835 et il se vengea en faisant de cette ville un monceau de ruines. 

«On fit l’inventaire de ce qu’Abd el kader avait laissé, de l’orge qui permit aux chevaux très éprouvés de se refaire, du biscuit, du soufre. L’émir avait installé une manufacture d’armes où nous trouvâmes vingt-deux pièces de canon et tout un attirail relativement moderne, capable de fabriquer trois fusils par jour ».

Le 11 Décembre, toute l’armée descendit dans la plaine. On tirailla encore un peu ce jour-là. Le 12 Décembre 1835, l’armée arriva à Mostaganem où le duc d’Orléans blessé s’embarqua pour Paris tout enrôlé de gloire militaire.

Il reviendra en automne 1839 puis en Mars 1840 emmenant avec lui son jeune frère le Duc d’Aumale et c’est là une autre page d’histoire. 

 

 

 

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