La topographie de la ville qui se présente comme un entonnoir coincé entre plusieurs collines, contribue, elle aussi, à ces inondations récurrentes supportées par cette agglomération.


Sidi-Aich.jpgConnue comme zone inondable, la ville de Sidi Aich souffre énormément de la gestion des eaux pluviales. Si le risque de crue et de débordement de l’oued Soummam a grandement diminué ses dernières années avec la mise en service du barrage Tichi-Haf, il reste, cependant, que la ville est envahie à chaque forte pluviométrie par des eaux boueuses et des déchets divers provenant des hauteurs de la ville, notamment du quartier Nezrinouh. On se souvient encore des terribles inondations avec leurs lots de dégâts qui ont frappé la ville en 1957, 2002 et 2009 et le vœu de la population de plus revivre ce type de drame.

Des deux rives de la Soummam, que ce soit du côté du marché hebdomadaire ou celui du quartier les Trois horloges, le constat est le même à chaque précipitation : boue, décombres, pierraille, chaussée inondée avec difficulté de circulation …. «On doit procéder régulièrement au curage des avaloirs, au nettoiement des fossés, à l’enlèvement des ordures…c’est cela en gros qui favorise les inondations» note un habitant de la ville.La topographie de la ville qui se présente comme un entonnoir coincé entre plusieurs collines, contribue, elle aussi, à ces inondations récurrentes supportées par cette agglomération, mais plusieurs solutions de gestion des eaux de pluie existent, à la collectivité de les mettre en œuvre.

«On a remarqué surtout une obstruction du passage des eaux de pluie du côté de Tinebdar. Détournées de leur cours originel, ces eaux se déversent sur la ville» nous déclare Djamel Ayad, le P/APC de Sidi Aïch. Dans ce cadre, deux fiches techniques portant sur le drainage des eaux pluviales et la réalisation d’un système de décantation pour avoir des eaux pluviales non souillées par les déchets et les gravats ont été établies par la subdivision de l’Hydraulique et l’APC, il reste cependant leur traduction sur le terrain.

«Avec la réalisation de ces deux  projets, le problème de la gestion des eaux pluviales sera à moitié résolu» indique notre interlocuteur. En appui à ces projets, le quartier Nezrinouh bénéficiera, selon le P/APC, d’un programme d’amélioration urbaine, ce qui diminuera davantage de l’acuité du problème d’évacuation des eaux de pluies. «Il n’ y a pas de risque zéro, mais on fera tout ce que nous jugeons nécessaire pour luter contre les inondations» dit le P/APC.

En attendant la concrétisation de ce programme de protection de la ville contre les inondations, l’exécutif communal issu de l’alliance (FFS-RCD) travaille présentement à la réorganisation des services municipaux, à l’assainissement de la situation financière et à la relance des projets en souffrance. 

Boualem B.

 

 

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